• L'adoration eucharistique

     

    L'adoration eucharistique

    Dans l'Eglise catholique latine, l'adoration eucharistique est une attitude de prière au cours de laquelle le Saint Sacrement 

     

    - c’est à dire le Corps du Christ réellement présent dans l'hostie  consacrée-

     

    est exposé et adoré par les fidèles.

     

    L'adoration peut se pratiquer à différents moments, et notamment lors de la prière eucharistique à chaque fois que la messe est célébrée. Il existe

     

    aussi des rites liturgiques propres pour l'adoration publique : le salut du Saint-Sacrement ou la procession de la Fête-Dieu.

     

     

    L'hostie consacrée est alors placée dans un ostensoir.

     

    Dans certains lieux se déroule une adoration perpétuelle, c'est-à-dire que le Saint-Sacrement est exposé en permanence, tandis que les fidèles

     

    laïcs ou religieux se relaient auprès de lui. C'est par exemple le cas à la basilique du Sacré-Coeur de Montmartre . Certains ordres religieux ont

     

     

    été fondés pour promouvoir cette pratique, qui est considérée comme un prolongement de la messe.

     

    L'adoration eucharistique

     

     

     

     

    Diverses citations

     

     

    L'Eucharistie, ce n'est pas seulement la communion, le baiser de Jésus, le mariage de Jésus : c'est aussi le Tabernacle et l'Ostensoir, Jésus présent sur nos autels « tous les jours jusqu'à la consommation des siècles », vrai Emmanuel, « vrai Dieu avec nous », s'exposant à toute heure, sur toutes les parties de la terre, à nos regards, à notre adoration et à notre amour et changeant, par cette présence perpétuelle, la nuit de notre vie en une illumination délicieuse… 

    Bienheureux Charles de Foucauld (1858-1916), L’Evangile présenté aux pauvres.

     

    Nous ne craignons pas de l'affirmer : le culte de l'exposition du très saint Sacrement est le besoin de notre temps ; il faut cette proclamation publique de la foi des peuples en la divinité de Jésus-Christ et en la vérité de sa présence sacramentelle. […] Ce culte est nécessaire pour sauver la société. La société se meurt, parce qu'elle n'a plus de centre de vérité et de charité, mais elle renaîtra pleine de vigueur quand tous ses membres viendront se réunir autour de la vie, à Jésus dans l'Eucharistie. Il faut le faire sortir de sa retraite pour qu'Il se mette à nouveau à la tête des sociétés chrétiennes qu'Il dirigera et sauvera. Il faut Lui construire un palais, un trône royal, une cour de fidèles serviteurs, une famille d'amis, un peuple d'adorateurs.

    Saint Pierre-Julien Eymard (1811-1868), in P.E.C. Nuñez, s.s.s., La spiritualité du P. Pierre-Julien Eymard, Rome, Maison généralice des prêtres du T.S. Sacrement, 1956.

    (fondateur de la Congrégation des Prêtres du Saint-Sacrement)

     

    Ne regardez pas comme perdus pour le bien les moments que vous passez au pied de l'autel ; c'est quand le grain est enseveli dans le sillon, que sa fécondité se déclare ; l'entretien eucharistique, voilà la semence des vertus.

    Saint Pierre-Julien Eymard (1811-1868).

     

    « J'ai soif, mais d'une soif si ardente d'être aimé des hommes au Saint Sacrement, que cette soif me consume ; et je ne trouve personne qui s'efforce de me désaltérer. »

    Jésus à Sainte Marguerite-Marie (1647-1690), "Grande Apparition" de 1675.

     

    « Tu considéreras mon Amour dans le Saint Sacrement. Ici je suis tout entier à ta disposition, Ame, Corps et Divinité, comme ton Epoux. Tu sais ce qu'exige l'amour : une seule chose, la réciprocité. »

    Jésus à Sainte Faustine (1905-1938), Petit Journal n°1769, Parole et Dialogue, Paris, 2002.

     

      

    "Le fond de la chapelle est assez vivement éclairé. Au-dessus du maître-autel, vêtu de blanc, un vaste appareil de plantes, de candélabres et d'ornements est dominé par une grande croix de métal ouvragé qui porte en son centre un disque blanc mat. Trois autres disques de même dimension, mais d'une nuance imperceptiblement différente, sont fixés aux extrémités de la croix. Je suis déjà entré dans des églises, pour l'amour de l'art, mais je n'avais jamais vu d'ostensoir habité ni même, je crois, d'Hostie, et j'ignore que je suis en face du Saint-Sacrement, vers lequel montent deux files de cierges allumés. La présence des disques supplémentaires et les complications dorées du décor me rendent plus difficile encore l'identification de ce soleil lointain.
    La signification de tout cela m'échappe, d'autant plus aisément que je ne la poursuis guère. Debout près de la porte, je cherche des yeux mon ami et je ne parviens pas à le reconnaître parmi les formes agenouillées qui me précèdent. Mon regard passe de l'ombre à la lumière, revient sur l'assistance sans ramener aucune pensée, va des fidèles aux religieuses immobiles, des religieuses à l'autel, puis, je ne sais pourquoi, se fixe sur le deuxième cierge qui brûle à gauche de la croix. Non pas le premier, ni le troisième, le deuxième. Et c'est alors que se déclenche, brusquement, la série de prodiges dont l'inexorable violence va démanteler en un instant l'être absurde que je suis et faire venir au jour l'enfant que je n'ai jamais été.
    Tout d'abord, ces mots me sont suggérés : vie spirituelle.
    Ils ne me sont pas dits, je ne les forme pas moi-même, je les entends comme s'ils étaient prononcés près de moi à voix basse par une personne que je ne vois pas encore.
    La dernière syllabe de ce prélude murmuré atteint à peine en moi la rive du conscient que commence l'avalanche à rebours. Je ne dis pas que le Ciel s'ouvre : il ne s'ouvre pas, il s'élance, il s'élève soudain, fulguration silencieuse, de cette insoupçonnable chapelle dans laquelle il se trouve mystérieusement inclus. Comment le décrire avec ces mots démissionnaires qui me refusent leurs services et menacent d'intercepter nos pensées pour les consigner au magasin des chimères ? Le peintre à qui il serait donné d'entrevoir des couleurs inconnues, avec quoi les peindrait-il ? C'est un cristal indestructible, d'une transparence infinie, d'une luminosité presque insoutenable (un degré de plus m'anéantirait) et plutôt bleue, un monde, un autre monde d'un éclat et d'une densité qui renvoient le nôtre aux ombres fragiles des rêves inachevés. Il est la réalité, il est la vérité, je la vois du rivage obscur où je suis encore retenu. Il y a un ordre dans l'univers et à son sommet, par delà ce voile de brume resplendissante, l'Evidence de Dieu, l'évidence faite présence et l'évidence faite personne de celui-là même que j'aurais nié un instant auparavant, que les chrétiens appellent notre père, et de qui j'apprends qu'il est doux, d'une douceur à nulle autre pareille, qui n'est pas la qualité passive que l'on désigne parfois sous ce nom, mais une douceur active, brisante, surpassant toute violence capable de faire éclater la pierre la plus dure et, plus dur que la pierre, le coeur humain.
    Son irruption déferlante, plénière, s'accompagne d'une joie qui n'est autre de l'exultation du sauvé, la joie du naufragé recueilli à temps, avec cette différence toutefois que c'est au moment où je suis hissé vers le salut que je prends conscience de la boue dans laquelle j'étais sans le savoir englouti, et je me demande, me voyant par elle encore saisi à mi-corps, comment j'ai pu y vivre, et y respirer.
    En même temps, une nouvelle famille m'est donné qui est l'Eglise, à charge pour elle de me conduire où il faut que j'aille, étant entendu qu'en dépit des apparences une certaine distance me reste à franchir, qui ne saurait être abolie que par le détour de la gravitation.
    Toutes ces sensations que je peine à traduire dans le langage inadéquat des idées et des images sont simultanées, comprises les unes dans les autres, et après des années je n'en aurait pas épuisé le contenu. Tout est dominé par la présence, au delà et à travers une immense assemblée, de Celui dont je ne pourrais plus jamais écrire le nom sans que me vienne la crainte de blesser sa tendresse, devant qui j'ai le bonheur d'être un enfant pardonné, qui s'éveille pour apprendre que tout est don".
    André Frossard (1915-1995), Dieu existe, je l'ai rencontré, Paris, 1969, pp. 163-167.


  • Commentaires

    1
    Lucia
    Mardi 28 Mars 2017 à 22:42

    Textes très intéressants, surtout celui d'André Frossart qui fut communiste, il me semble.

    ce serait intéressant aussi d'avoir quelques miracles eucharistiques.

    2
    Soeur Josette
    Jeudi 30 Mars 2017 à 18:58
    Oui chère Lucia. Mais Jésus a posé son regard d'amour sur lui et il est devenu un grand témoin de la Parole. Je vous embrasse
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