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    La messe a des rites et des liturgies bien établies. Voici les cinq erreurs les plus communes que vous pourriez commettre sans même vous en rendre compte.(...)


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  • Ce sont des prières spéciales pour les biens de la terre pendant les trois jours

    qui précèdent la fête de l'Ascension

     

    Signification des rogations

     

    La signification des Rogations est complexe, elle comporte deux aspects dont on ne voit pas bien le rapport. C’est à la fois une préparation à la fête de l’Ascension et une demande à Dieu de protection pour les cultures et de bénédiction pour les biens de la terre.

    1. Les Rogations : Préparation à la fête de l’Ascension

    Les jours des Rogations sont les trois jours avant l’Ascension, précédant immédiatement la fête dans le calendrier liturgique catholique. Les fidèles, pendant les Rogations, observaient un jeûne afin de se préparer à la célébration de l’Ascension. Le concile de Tours en 567 a sanctionné l’obligation de ce jeûne. Les Rogations constituaient une fête liturgique s’échelonnant sur trois jours, du lundi au mercredi précédant l’Ascension le départ et la montée de Jésus au ciel. La préparation à l’Ascension semble avoir une analogie avec la préparation à Pâques.

    2. Autre signification des Rogations : Demande de bénédiction

    La signification des Rogations est aussi une prière liturgique, une prière publique de demande. Elles ont pour objet de demander à Dieu un climat favorable, une protection contre les calamités et peuvent être accompagnées d’une bénédiction de la terre. Le mot Rogations, du latin "rogatio ", veut dire une prière de demande. Elles sont accomplies par la Communauté Chrétienne à une époque de l’année fixée au printemps.

    Les 3 jours traditionnels des Rogations

    Le jeudi de la fête était précédé, le lundi, mardi et mercredi, par la procession des Rogations à travers les champs pour implorer la protection du ciel sur les cultures. Le lundi des Rogations était une férie majeure, les deux autres jours des Rogations des féries simples.

     

    Tradition des rogations

     

    Origine des Rogations

     

    L’origine des Rogations a eu lieu en Gaules, un peu après le milieu du V° siècle. L’Église de Vienne avait alors saint Mamert pour évêque. Des calamités de tout genre étaient venues désoler cette province. L’évêque, désirant relever le courage de son peuple, prescrivit trois jours d’expiation durant lesquels les fidèles se livreraient aux œuvres de la pénitence, et feraient la procession des rogations en chantant des psaumes. Les trois jours qui précèdent la fête de la montée du Christ au ciel furent choisis pour l’accomplissement de cette pieuse résolution. Sans s’en douter, l’évêque de Vienne jetait ainsi les fondements d’une institution que l’Église entière allait adopter. Saint Césaire d’Arles, au commencement du VI° siècle, en parle comme d’une coutume sacrée déjà répandue au loin. En 567, le concile de Tours sanctionnait l’obligation du jeûne dans les Rogations.

     

     Histoire des Rogations

     

    Les Rogations avant l’Ascension et particulièrement la procession des rogations qui précèdent la fête de l’Ascension s’étendirent rapidement des Gaules dans toute l’Église d’Occident. Elles étaient déjà établies en Espagne au VII° siècle, et elles ne tardèrent pas à s’introduire en Angleterre, et plus tard dans les nouvelles Églises de la Germanie, à mesure qu’elles étaient fondées. Rome elle même les adopta à la fin du VIII° siècle, sous le pontificat de saint Léon III.

     

    Procession des rogations

     

    Sens de la procession des rogations

     

    La procession des Rogations consista, dès l’origine, dans une marche solennelle accompagnée de cantiques de supplication, et que l’on a appelées Procession. Elle était faite pour demander à Dieu d’ouvrir les mains de sa miséricorde et d’en laisser tomber la pluie. Elle a pour objet de demander à Dieu un climat favorable pour obtenir de bonnes récolte, une protection contre les calamités et une bénédiction de la terre.

     

    Rites de la procession des Rogations

     

    Le départ de la Procession des Rogations était précédé de l’imposition des cendres sur la tête de ceux qui allaient y prendre part. L’aspersion de l’eau bénite avait lieu ensuite ; après quoi le cortège se mettait en marche. Tout le monde, clercs et laïques, marchait nu-pieds. On chantait la Litanie des saints (litanie mineure), des Psaumes, des Antiennes. Saint Césaire d’Arles nous apprend que la procession des Rogations duraient six heures entières. On se rendait à une basilique désignée pour la station, où l’on célébrait le saint Sacrifice.

     

    La coutume la plus marquante de la fête de l’Ascension était la Procession des rogations qui est rarement faite actuellement.

     

     Prière des Rogations en ville

     

    La prière des Rogations existent en ville actuellement comme demande de bénédiction. En effet lors de la réforme liturgique, en 1969, le nouveau "Calendarium romanum" a maintenu les prières des Rogations, mais en précisant qu’elles ne pouvaient être célébrées à la même date sur toute la terre. Le Calendrier Romain de 1969 observait aussi qu’elle n’avaient pas le même sens et la même importance en ville et à la campagne.

     

    Prière des Rogations selon les pays

     

    Le Concile Vativan II a chargé les Conférences épiscopales d’en fixer "la discipline". La prière des rogations n’est pas célébrée à la même date selon les pays. À ce jour, la Conférence épiscopale française n’a rien fixé.

     

    Depuis 1969, les conférences épiscopales peuvent fixer la procession des rogations à une autre époque de l’année et pas seulement avant la fête de l’Ascension. La messe et la procession des Rogations n’est donc plus liée nécessairement aux lundis, mardis et mercredis qui précèdent l’Ascension, avant l’Ascension. 

    Les rogations ? De quoi s'agit il ?

    Prière des rogations à la paroisse de Miers

    Les rogations ? De quoi s'agit il ?

     

    Les rogations ? De quoi s'agit il ?

     Le Père Alexandre BULEA curé de Gramat ( et de Miers)

    et l'abbé Michel CAMBON recteur de Rocamadour


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    Le véritable renouveau de la liturgie est la condition fondamentale pour le renouveau de l’Eglise

    Alors que le volume sur la Théologie de la Liturgie des Œuvres complètes du pape émérite Benoît XVI vient d’être publié à l’occasion de son 90e anniversaire, l’événement a été marqué par une parution simultanée en russe à la demande du patriarche de Moscou. Si la préface de ce volume des Opera Omnia a été rédigée par Benoît XVI en 2008, la version russe bénéficie d’une préface originale des mains du pape émérite en 2015. Inédite, elle vient d’être publiée en italien par Il Corriere della Sera. Et traduite en anglais par l’abbé John Zuhlsorf, prêtre catholique du diocèse de Madison.

    410o54OPr0L« Nihil Operi Dei praeponitur — qu’on ne préfère rien à l’Œuvre de Dieu. Par ces paroles, saint Benoît a établi dans sa Règle (43.3) la priorité absolue du culte divin par rapport à tout autre devoir de la vie monastique. Cela n’était pas acquis d’emblée même dans la vie monastique, car pour les moines aussi, le travail dans les domaines de l’agriculture et de la science était également une charge essentielle.

    « Que ce soit dans l’agriculture, dans l’artisanat ou même dans la formation, il y avait certainement des exigences temporelles qui pouvaient paraître plus importantes que la liturgie. Face à cela, Benoît, en donnant la priorité à la liturgie, a souligné sans équivoque la priorité de Dieu lui-même dans notre vie : “A l’heure de l’office divin, aussitôt le signal entendu, on quittera tout ce qu’on a dans les mains, et l’on se hâtera d’accourir, avec gravité néanmoins”(43.1).

    « Les choses de Dieu, et avec elles la liturgie, ne semblent pas du tout constituer des urgences dans l’esprit des hommes d’aujourd’hui. Il y a urgence pour toute autre chose possible. La question de Dieu ne semble jamais être urgente. Eh bien, on pourrait affirmer que, de toute façon, la vie monastique est différente de la vie des hommes dans le monde, et cela est indéniablement vrai. Cependant, la priorité de Dieu, que nous avons oubliée, est importante pour tous. Si Dieu n’est plus important, les critères pour établir ce qui est important sont décalés. L’homme, en mettant Dieu de côté, se soumet aux contraintes qui font de lui l’esclave des forces matérielles, qui sont dès lors opposées à sa dignité.

    « Dans les années qui ont suivi le Concile Vatican II, je suis redevenu conscient de la priorité de Dieu et de la divine liturgie. La mauvaise interprétation de la réforme liturgique qui a été largement diffusée au sein de l’Eglise catholique a conduit de plus en plus à mettre à la première place l’aspect de l’instruction, et celui de notre propre activité et créativité. Le “faire” de l’homme a quasiment provoqué l’oubli de la présence de Dieu. Dans ce genre de situation, il devient toujours plus clair que l’existence de l’Eglise tire sa vie de la célébration correcte de la liturgie et que l’Eglise est en danger lorsque la primauté de Dieu n’apparaît plus dans la liturgie et, par conséquent, dans la vie. La cause la plus profonde de la crise qui a bouleversé l’Eglise se trouve dans l’obscurcissement de la priorité de Dieu dans la liturgie. Tout cela m’a amené à me consacrer davantage que par le passé au thème de la liturgie car je savais que le véritable renouveau de la liturgie est la condition fondamentale pour le renouveau de l’Eglise. Les écrits rassemblés dans ce 11e volume des Opera Omnia sont nés de cette conviction. Mais en dernière analyse, même avec toutes leurs différences, l’essence de la liturgie en Orient et en Occident est unique, elle est la même. Et ainsi j’espère que ce livre puisse donner également aux chrétiens de Russie de saisir mieux et de manière nouvelle le grand don qui nous est offert dans la sacrée liturgie. »


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  • Mgr Yves Le Saux, évêque du Mans, a fait le choix de célébrer la Vigile Pascale dimanche matin à 4 h 30 dans sa cathédrale. Seules quelques abbayes proposent encore cet horaire trés matinal. Ouest France   explique :

    ● Une tradition

    Dès le IVè siècle, les Pères de l’Eglise célébraient la Vigile Pascale avant le chant du coq. En effet, cette célébration qui manifeste la résurrection du Christ nous invite à passer des ténèbres à la lumière, de la nuit au jour, de la mort à la vie. En un mot, de ressusciter avec le Christ. C’est pourquoi, de manière traditionnelle, les baptêmes d’adultes ont toujours eu lieu durant cette fête principale. Saint Augustin en parlait déjà comme « de la mère de toutes les veillées ».

    ● Soleil levant

    Renouer avec cette tradition antique permet aussi de vivre au rythme de la création, de mettre en avant le tempo de la nature. Nous entrons dans la Vigile pendant la nuit et nous ressortons quand le soleil se lève. Les premiers chrétiens ont toujours vu dans le symbole du soleil levant, la manifestation du Christ ressuscité. C’est d’ailleurs pour cela que le coq orne souvent le haut de nos clochers : il est le premier à chanter le soleil levant, le Christ ressuscité !


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    La Semaine Sainte

    La Semaine Sainte est "la grande semaine ", non parce qu’ elle a plus de jours que les autres, ou parce que les jours sont composés d’un plus grand nombre d’heures, mais à cause de la grandeur et de la sainteté des mystères que l’on y célèbre", disait Saint Jean Chrysostome.

    Dès lors, chaque jour de la Semaine Sainte est-il appelé Saint : Lundi Saint, Mardi Saint, Mercredi Saint, jours qui conduisent au Triduum pascal Jeudi Saint, Vendredi Saint et Dimanche de Pâques, la solennité des solennités, la plus grande fête du Christianisme.

    Le triduum

    Ce temps est rythmé par 3 liturgies importantes qui suit les derniers jours de la vie terrestre de Jésus :

     Le Jeudi saint inaugure le triduum pascal. Ce dernier commence par la messe du soir du Jeudi saint faite en mémoire de la Cène au cours de la quelle Jésus institua l’Eucharistie (la messe). On lit le récit de la Pâque juive avec l’agneau pascal (Exode 12,1-14), puis le texte de St Paul sur le repas du Seigneur (1 Cor. 11,23-26) et l’Évangile du lavement des pieds (Jean 13,1-15) Pendant cette lecture, le célébrant lave souvent devant l’autel les pieds de quelques fidèles. Après la célébration, l’Eucharistie est transportée solennellement en un lieu que l’on nomme "reposoir" où l’on peut se recueillir en méditant l’agonie de Jésus à Gethsémani et son appel "veillez et priez".

     Le Vendredi saint, on célèbre la passion et la mort de Jésus sur la croix spécialement lors de l’office de la fin de l’après midi et du chemin de croix à trois heure.

     Le Samedi saint est un jour de silence et d’attente. On ne célèbre ni baptême, ni mariage ce jour-là. La célébration de la résurrection commence le samedi soir à la Veillée Pascale.

     

     Etymologiquement, « Pâques » signifie « passage » : par ce passage de la mort à la Vie, le Christ a sauvé l’Homme du péché et l’a appelé à la vie éternelle. La Résurrection du Christ est l’accomplissement des promesses faites par Dieu à son peuple. C’est pourquoi la fête de Pâques est le sommet du calendrier liturgique chrétien. Ce jour-là est marqué dans les églises par la couleur blanche ou dorée, symbole de joie.

     


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