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    https://fr.aleteia.org/2018/02/11/un-pretre-excommunie-pour-avoir-rompu-le-secret-de-la-confession/ 

    Le Saint-Siège a rendu public cette semaine l’excommunication d’un prêtre en Australie.

    A l’issue d’une longue enquête, un prêtre originaire du Nigéria officiant dans la paroisse Stella Maris, à Maroochydore, dans le Queensland en Australie, a été excommunié. Le Père Ezinwanne Igbo avait rompu le secret de la confession.

    Les faits remontent à 2016 et ont donné lieu à une enquête sur la base d’une douzaine de plaintes contre le prêtre. L’excommunication, automatique dans ce cas, a été approuvée par le Saint-Siège, d’après un communiqué de l’archevêché de Brisbane dont dépend la paroisse. Le Saint Siège a demandé à ce que cette sanction prévue par le droit canon soit rendue publique.  

     

    Les faits remontent à 2016 et ont donné lieu à une enquête sur la base d’une douzaine de plaintes contre le prêtre. L’excommunication, automatique dans ce cas, a été approuvée par le Saint-Siège, d’après un communiqué de l’archevêché de Brisbane dont dépend la paroisse. Le Saint Siège a demandé à ce que cette sanction prévue par le droit canon soit rendue publique. (....)

     

     

     


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  • « À cause de l’ampleur du mal, la charité de la plupart des hommes se refroidira » (Mt 24, 12)


    Chers Frères et Soeurs,


    La Pâque du Seigneur vient une fois encore jusqu’à nous ! Chaque année, pour nous y préparer, la Providence de Dieu nous offre le temps du Carême. Il est le « signe sacramentel de notre conversion »[1], qui annonce et nous offre la possibilité de revenir au Seigneur de tout notre coeur et par toute notre vie.
    Cette année encore, à travers ce message, je souhaite inviter l’Eglise entière à vivre ce temps de grâce dans la joie et en vérité ; et je le fais en me laissant inspirer par une expression de Jésus dans l’Évangile de Matthieu : « À cause de l’ampleur du mal, la charité de la plupart des hommes se refroidira » (24, 12). Cette phrase fait partie du discours sur la fin des temps prononcé à Jérusalem, au Mont des Oliviers, précisément là où commencera la Passion du Seigneur. Jésus, dans sa réponse à l’un de ses disciples, annonce une grande tribulation et il décrit la situation dans laquelle la communauté des croyants pourrait se retrouver : face à des évènements douloureux, certains faux prophètes tromperont beaucoup de personnes, presqu’au point d’éteindre dans les coeurs la charité qui est le centre de tout l’Évangile.
    Les faux prophètes
    Mettons-nous à l’écoute de ce passage et demandons-nous : sous quels traits ces faux prophètes se présentent-ils ?
    Ils sont comme des « charmeurs de serpents », c’est-à-dire qu’ils utilisent les émotions humaines pour réduire les personnes en esclavage et les mener à leur gré. Que d’enfants de Dieu se laissent séduire par l’attraction des plaisirs fugaces confondus avec le bonheur ! Combien d’hommes et de femmes vivent comme charmés par l’illusion de l’argent, qui en réalité les rend esclaves du profit ou d’intérêts mesquins ! Que de personnes vivent en pensant se suffire à elles-mêmes et tombent en proie à la solitude !
    D’autres faux prophètes sont ces « charlatans » qui offrent des solutions simples et immédiates aux souffrances, des remèdes qui se révèlent cependant totalement inefficaces : à combien de jeunes a-t-on proposé le faux remède de la drogue, des relations « use et jette », des gains faciles mais malhonnêtes ! Combien d’autres encore se sont immergés dans une vie complètement virtuelle où les relations semblent plus faciles et plus rapides pour se révéler ensuite tragiquement privées de sens ! Ces escrocs, qui offrent des choses sans valeur, privent par contre de ce qui est le plus précieux : la dignité, la liberté et la capacité d’aimer. C’est la duperie de la vanité, qui nous conduit à faire le paon…. pour finir dans le ridicule ; et du ridicule, on ne se relève pas. Ce n’est pas étonnant : depuis toujours le démon, qui est « menteur et père du mensonge » (Jn 8, 44), présente le mal comme bien, et le faux comme vrai, afin de troubler le coeur de l’homme. C’est pourquoi chacun de nous est appelé à discerner en son coeur et à examiner s’il est menacé par les mensonges de ces faux prophètes. Il faut apprendre à ne pas en rester à l’immédiat, à la superficialité, mais à reconnaître ce qui laisse en nous une trace bonne et plus durable, parce que venant de Dieu et servant vraiment à notre bien.
    Un coeur froid
    Dans sa description de l’enfer, Dante Alighieri imagine le diable assis sur un trône de glace[2] ; il habite dans la froidure de l’amour étouffé. Demandons-nous donc : comment la charité se refroidit-elle en nous ? Quels sont les signes qui nous avertissent que l’amour risque de s’éteindre en nous ?
    Ce qui éteint la charité, c’est avant tout l’avidité de l’argent, « la racine de tous les maux » (1Tm 6, 10) ; elle est suivie du refus de Dieu, et donc du refus de trouver en lui notre consolation, préférant notre désolation au réconfort de sa Parole et de ses Sacrements.[3] Tout cela se transforme en violence à l’encontre de ceux qui sont considérés comme une menace à nos propres « certitudes » : l’enfant à naître, la personne âgée malade, l’hôte de passage, l’étranger, mais aussi le prochain qui ne correspond pas à nos attentes.
    La création, elle aussi, devient un témoin silencieux de ce refroidissement de la charité : la terre est empoisonnée par les déchets jetés par négligence et par intérêt ; les mers, elles aussi polluées, doivent malheureusement engloutir les restes de nombreux naufragés des migrations forcées ; les cieux – qui dans le dessein de Dieu chantent sa gloire – sont sillonnés par des machines qui font pleuvoir des instruments de mort.
    L’amour se refroidit également dans nos communautés. Dans l’Exhortation Apostolique Evangelii Gaudium, j’ai tenté de donner une description des signes les plus évidents de ce manque d’amour. Les voici : l’acédie égoïste, le pessimisme stérile, la tentation de l’isolement et de l’engagement dans des guerres fratricides sans fin, la mentalité mondaine qui conduit à ne rechercher que les apparences, réduisant ainsi l’ardeur missionnaire.[4]
    Que faire ?
    Si nous constatons en nous-mêmes ou autour de nous les signes que nous venons de décrire, c’est que l’Eglise, notre mère et notre éducatrice, nous offre pendant ce temps du Carême, avec le remède parfois amer de la vérité, le doux remède de la prière, de l’aumône et du jeûne.
    En consacrant plus de temps à la prière, nous permettons à notre coeur de découvrir les mensonges secrets par lesquels nous nous trompons nous-mêmes[5], afin de rechercher enfin la consolation en Dieu. Il est notre Père et il veut nous donner la vie.
    La pratique de l’aumône libère de l’avidité et aide à découvrir que l’autre est mon frère : ce que je possède n’est jamais seulement mien. Comme je voudrais que l’aumône puisse devenir pour tous un style de vie authentique ! Comme je voudrais que nous suivions comme chrétiens l’exemple des Apôtres, et reconnaissions dans la possibilité du partage de nos biens avec les autres un témoignage concret de la communion que nous vivons dans l’Eglise. A cet égard, je fais mienne l’exhortation de Saint Paul quand il s’adressait aux Corinthiens pour la collecte en faveur de la communauté de Jérusalem : « C’est ce qui vous est utile, à vous » (2 Co 8, 10). Ceci vaut spécialement pour le temps de carême, au cours duquel de nombreux organismes font des collectes en faveur des Eglises et des populations en difficulté. Mais comme j’aimerais que dans nos relations quotidiennes aussi, devant tout frère qui nous demande une aide, nous découvrions qu’il y a là un appel de la Providence divine: chaque aumône est une occasion pour collaborer avec la Providence de Dieu envers ses enfants ; s’il se sert de moi aujourd’hui pour venir en aide à un frère, comment demain ne pourvoirait-il pas également à mes nécessités, lui qui ne se laisse pas vaincre en générosité ? [6]
    Le jeûne enfin réduit la force de notre violence, il nous désarme et devient une grande occasion de croissance. D’une part, il nous permet d’expérimenter ce qu’éprouvent tous ceux qui manquent même du strict nécessaire et connaissent les affres quotidiennes de la faim ; d’autre part, il représente la condition de notre âme, affamée de bonté et assoiffée de la vie de Dieu. Le jeûne nous réveille, nous rend plus attentifs à Dieu et au prochain, il réveille la volonté d’obéir à Dieu, qui seul rassasie notre faim.
    Je voudrais que ma voix parvienne au-delà des confins de l’Eglise catholique, et vous rejoigne tous, hommes et femmes de bonne volonté, ouverts à l’écoute de Dieu. Si vous êtes, comme nous, affligés par la propagation de l’iniquité dans le monde, si vous êtes préoccupés par le froid qui paralyse les coeurs et les actions, si vous constatez la diminution du sens d’humanité commune, unissez-vous à nous pour qu’ensemble nous invoquions Dieu, pour qu’ensemble nous jeûnions et qu’avec nous vous donniez ce que vous pouvez pour aider nos frères !
    Le feu de Pâques
    J’invite tout particulièrement les membres de l’Eglise à entreprendre avec zèle ce chemin du carême, soutenus par l’aumône, le jeûne et la prière. S’il nous semble parfois que la charité s’éteint dans de nombreux coeurs, cela ne peut arriver dans le coeur de Dieu ! Il nous offre toujours de nouvelles occasions pour que nous puissions recommencer à aimer.
    L’initiative des « 24 heures pour le Seigneur », qui nous invite à célébrer le sacrement de Réconciliation pendant l’adoration eucharistique, sera également cette année encore une occasion propice. En 2018, elle se déroulera les vendredi 9 et samedi 10 mars, s’inspirant des paroles du Psaume 130 : « Près de toi se trouve le pardon » (Ps 130, 4). Dans tous les diocèses, il y aura au moins une église ouverte pendant 24 heures qui offrira la possibilité de l’adoration eucharistique et de la confession sacramentelle.
    Au cours de la nuit de Pâques, nous vivrons à nouveau le rite suggestif du cierge pascal : irradiant du « feu nouveau », la lumière chassera peu à peu les ténèbres et illuminera l’assemblée liturgique. « Que la lumière du Christ, ressuscitant dans la gloire, dissipe les ténèbres de notre coeur et de notre esprit »[7] afin que tous nous puissions revivre l’expérience des disciples d’Emmaüs : écouter la parole du Seigneur et nous nourrir du Pain eucharistique permettra à notre coeur de redevenir brûlant de foi, d’espérance et de charité.
    Je vous bénis de tout coeur et je prie pour vous. N’oubliez pas de prier pour moi.
    Du Vatican, le 1er novembre 2017
    Solennité de la Toussaint
    François
    [1] Texte original en italien: “segno sacramentale della nostra conversione”, in: Messale Romano, Oraison Collecte du 1er dimanche de carême. N.B. Cette phrase n’a pas encore été traduite dans la révision (3ème), qui est en cours, du Missel romain en français.
    [2] « C’est là que l’empereur du douloureux royaume/de la moitié du corps se dresse hors des glaces » (Enfer XXXIV, 28-29)


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     https://fr.aleteia.org/2018/01/31/mon-pere-je-nirai-plus-a-leglise/  

     

    Cette petite histoire partagée par un curé angevin nous permettra peut-être de se recentrer sur l'essentiel.

    Qui n’a jamais pesté sur la chorale qui chante faux, le prêtre qui parle trop longtemps ou le voisin qui ose sortir son portable ? La tentation est grande pour certains de se fâcher et de quitter l’église définitivement. C’est le père Matthieu Lefrançois, curé de la paroisse Saint-Antoine Saint-Serge à Angers, qui a trouvé un texte qui nous invite à regarder le Christ sur la page Facebook « Église Catholique de Guinée » et qui l’a adapté.

     

    « Un jeune homme va trouver un prêtre et lui dit :
    – Mon père je n’irai plus à l’église !
    Le prêtre lui demande :
    – Ah ? Tu peux me dire pourquoi ?
    Le jeune homme répond : –
    Oh, mon Dieu. Ici Je vois une sœur qui parle mal d’une autre sœur ; et là un frère qui ne lit pas bien ; la chorale est divisée et chante faux ; les gens pendant les messes regardent leur téléphone, sans parler de leur comportement égoïste et hautain en dehors de l’église…
    Le prêtre lui dit :
    – Tu as raison. Mais avant de quitter définitivement l’Eglise j’aimerais que tu me fasses une faveur : prends un verre plein d’eau et fais trois tours de l’église sans verser une goutte d’eau sur le sol. Après ça, tu pourras quitter l’église.
    Le jeune homme se dit : trop facile !
    Et il fait les trois tours comme le prêtre le lui a demandé. Quand il a fini, il revient dire :
    – C’est fait mon père.
    Et le prêtre lui demande :
    – Quand tu étais en train de tourner avec ton verre d’eau, as tu remarqué qu’une soeur parlait mal de quelqu’un d’autre ?
    Le jeune :
    – Non.
    As-tu vu les gens être indifférents aux autres visiteurs de l’église ?
    Le jeune :
    – Non.
    As-tu vu que certains étaient bloqués sur leurs smartphones ?
    Le jeune :
    – Non.
    – Tu sais pourquoi : tu étais concentré sur le verre pour ne pas renverser l’eau. Tu sais… c’est pareil dans notre vie. Quand notre cœur se focalise sur Jésus-Christ, nous n’avons pas le temps de voir les erreurs des gens. Qui sort de l’église à cause des chrétiens hypocrites n’y est sans doute jamais vraiment entré à cause de Jésus ».


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  • TRAITÉ DE SAINT HIPPOLYTE DE ROME CONTRE L'HÉRÉSIE DE NOET

    « Le mystère aujourd'hui manifesté... »

     

    Il y a un seul Dieu. Nous ne le connaissons pas autrement, frères, que par les saintes Écritures. ~ Par conséquent, voyons tout ce que proclament les divines Écritures et reconnaissons tout ce qu’elles enseignent. Croyons le Père comme il veut être cru ; glorifions le Fils comme le Père veut qu’il soit glorifié ; et recevons le Saint-Esprit comme le Père veut qu’il soit donné. Ne voyons pas selon notre propre choix, ni d’après notre propre intelligence, ni en faisant violence aux dons de Dieu, mais de la façon que lui-même a voulu indiquer par les saintes Écritures.

    Dieu qui était seul, et pour qui rien n’était contemporain de lui-même, décida de créer le monde. Par son intelligence, sa volonté et sa parole, il fit le monde et il eut aussitôt les créatures qu’il voulut, quand il voulut, comme il voulut ; il nous suffit de savoir seulement que rien ne fut contemporain de Dieu, en dehors de lui-même.

    Mais, tout en étant seul, il était multiple. Car il n’était pas sans parole, sans sagesse, sans puissance ni décision. Tout était en lui et il était le Tout.

    Quand il le voulut, comme il le voulut, il manifesta sa Parole au temps fixé par lui-même, ~ cette Parole par laquelle il a tout créé.

    Sa Parole, qu’il tenait en lui-même et qui était invisible au monde créé, il la rend visible. Tout d’abord, il la profère comme une voix, il l’engendre comme la lumière issue de la lumière, il envoie comme Seigneur pour la création sa propre intelligence. Et celle-ci, qui était d’abord visible à lui seul et invisible au monde créé, il la rend visible, afin que le monde, en voyant cette épiphanie, puisse être sauvé. ~ Telle est l’intelligence de Dieu : en entrant dans le monde, elle se montra le serviteur de Dieu. Tout fut par lui, mais lui seul est issu du Père. ~

    Dieu a donné la Loi et les Prophètes et, en les donnant, il les a forcés, par l’Esprit Saint, à parler, en sorte qu’ayant reçu l’inspiration de la puissance du Père, ils annoncent la décision et la volonté du Père. ~

    La parole de Dieu, son Verbe, s’est donc manifestée, comme dit saint Jean. En effet, il récapitule les paroles des prophètes en montrant que c’est lui, le Verbe, par qui tout a été fait. Il parle ainsi : Au commencement était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu. Tout fut par lui, et sans lui rien ne fut de ce qui existe. Et saint Jean dit plus loin : Le monde fut par lui, et le monde ne l’a pas reconnu. Il est venu chez lui, et les siens ne l’ont pas reçu.


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